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LES SUCCES DE LA VENTE AUX ENCHERES DU 22 JUIN CHEZ ROSSINI

Principales enchères *:
Bracelet signé FALIZE : 3800 € ; Bague saphir Ceylan naturel 16,36 ct : 9300 € ; Bague diamant 4,21 ct : 15 200 € ; Bracelet ligne diamants : 6 600 € ; Bague diamant 4,03 ct : 32 000 € ; Bague saphir Birmanie naturel 12,5 ct : 17 500 € ; Bague diamant 4,27 ct : 29 800 € ; Montre CHOPARD, Happy Diamond : 16 000 € ; Bracelet CARTIER époque Art Déco: 15 200 €, Bracelet CARTIER : 10 200 € ; sac du soir CARTIER : 13 000 € ; Bague saphir Ceylan naturel : 14,86 ct : 14 800 €.
*Prix marteau
Vente Rossini SVV, 22 juin 2010, Paris, salle Rossini, Expert Cécile Simon.
Un trio de saphirs

Plusieurs belles bagues serties de saphirs seront proposées le 22 juin prochain dans une vente aux enchères organisée à Paris, par la maison de vente Rossini.
La qualité de ces saphirs tient au fait qu’ils n’ont pas subi de traitement thermique.
Aujourd’hui, une grande partie des saphirs présents sur le marché ont subi des traitements afin d’améliorer leur couleur. En effet, les pierres sont chauffées à très haute température afin de modifier leur aspect d’origine.
Lors de cette vente, seront alors présentées deux bagues serties de saphirs provenant du Sri Lanka ( 14,86 ct et 16,36 ct ) et une bague sertie d’un saphir provenant de Myanmar ( 12,5 ct ).
Il est à noter la monture particulièrement élégante de l’une d’elle, datant des années 1925, et agrémentée de deux rouleaux sertis de diamants et de petits saphirs taillés en cabochon ( cf photo ci-contre ).
ROSSINI SVV, vente 22 juin. Expert, Cécile Simon.
Des conséquences de la hausse du prix de l'or sur le marché du bijou.

Le cour de l’or a augmenté de 50 % en deux ans et depuis plusieurs mois maintenant, celui-ci est particulièrement élevé, avec un prix record atteint au mois de mai 2010 à 1233 dollars l’once.
Cette forte augmentation est davantage due à une demande importante à des fins d’investissements plus qu’à la demande de l’industrie de la bijouterie.
En effet, la joaillerie n’a utilisé que 1759 tonnes d’or environ en 2010, alors que les spéculateurs en ont échangé 1900 tonnes.
Les fabricants de bijoux ont ainsi été contraints de réduire leur marge (le coût de fabrication étant plus élevé) et ont subi parallèlement une baisse de la demande ( en raison de la crise ).
Aussi, face à cette conjoncture, les joailliers se sont orientés vers des créations minimisant la part de l’or pour donner plus d’importance aux pierres.
Ils se sont mis également à travailler davantage avec de l’or 14 carat voire de l’or
10 carat.
Bien entendu, le niveau élevé de l’or entraîne un niveau de prix élevé des bijoux sur le marché de la vente aux enchères.
Le diamant, un investissement à facettes

Prix attrayant en ce moment et encombrement minimal, le diamant permet de marier plaisir et placement de long terme. Un investissement à manier toutefois avec prudence : seules les belles pierres sont assurées de conserver leur valeur.
Les résultats des ventes aux enchères prouvent que les pierres exceptionnelles se portent bien, assurant un minimum de stabilité et s’envolant parfois vers des sommets. C’est le cas des diamants de couleur, dopés par les acheteurs moyen-orientaux, qui ont battus tous les records au plus fort de la crise.
Le prix des beaux diamants taillés en brillant ( forme ronde ) pesant entre 5 et 6 carats a progressé de 188 % entre 2005 et 2009. Mais les pierres de qualité médiocre ont perdu de 15 à 20 % de leur valeur sur cette même période.
Ainsi, en vue d’un bon investissement, il vaut mieux se concentrer sur des pierres de la meilleur qualité possible et d’opter selon son budget pour un seul diamant plutôt que plusieurs petits.
Le marché de la vente aux enchères des bijoux se porte bien

Les résultats de la vente aux enchères de bijoux qui a eu lieu le 1er avril chez Rossini montrent que le marché du bijou se porte bien.
3053 €*, c’est le prix obtenu pour cette ravissante broche datant du XIXème siècle, sertie d’un saphir jaune, dont la couleur est rehaussée par un délicat liseré émaillé bleu.
Il est à noter également, parmi les enchères marquantes de cette vacation, les résultats de 10 381* € pour un bracelet orné d’un camée en cornaline ( voir actualité précédente ), 14044*€ pour une belle paire de clips de revers des années 1940 et enfin 12457* € pour une bague sertie d’un diamant de 2,5 carat.
Rossini SVV, vente 1er avril. Expert Cécile Simon.
* frais compris
Un camée peu ordinaire

La société de vente Rossini proposera à la vente le 1er avril un bracelet orné d’un camé peu ordinaire. En effet, ce bracelet à l’élégant décor de feuillages entièrement serti de diamants, est agrémenté en son centre d’un camée en agate figurant le portrait d’un vieillard.
Il est peu courant de voir ce type d’iconographie sur un bracelet. Les camées destinés aux bijoux féminins illustrent en général des femmes en buste ou en pied, élégamment vêtues et coiffées, des scènes d’enfants, des bacchanales, des bouquets de fleurs, mais rarement des sujets masculins.
Le camée présent sur ce bracelet est-il un élément en souvenir d’une personne défunte ?
Est-ce une allégorie du temps qui passe ou un portrait tel celui de Voltaire réalisé par Pigalle ( Louvre ) ?
Vente 1er avril, SVV Rossini, expert Cécile Simon.
La nature : source d'inspiration des joailliers

La nature est une source d’inspiration pour les artistes joailliers et en particulier la flore, offrant un répertoire inépuisable de forme.
La beauté des fleurs est alors transposée dans les bijoux dans le but d’exalter celle des femmes.
Les joailliers de l’Art Nouveau ont exploité de nouvelles techniques et de nouveaux matériaux pour restituer la magie de la nature.
Les artistes de l’Art Déco ont plus traditionnellement utilisé le diamant comme matière première.
La vente aux enchères du 1er avril chez Rossini présente plusieurs exemples de ces créations artistiques. Le pendentif Art déco orné d’une marguerite entièrement sertie de diamants et la broche également en diamant figurant un trèfle feuille illustrent ce goût immodéré des joailliers pour les merveilles de la nature.
Vente 1er avril. SVV Rossini, Paris. Expert Cécile Simon
Une broche Art déco adjugée 5200 €

Cette broche en or gris et en platine, datant des années 1930, a été adjugée 5 200 € au marteau le 28 janvier 2010 lors d’une vente organisée par la société de vente Rossini.
Ce bijou, entièrement serti de diamants et centré d’une émeraude, illustre le style Art déco qui prédomine dans les années 1930 et 1940.
En effet, en réaction au style Art Nouveau ainsi qu’au style
« guirlande » des années passées, les joailliers privilégient alors les lignes droites, les effets géométriques et mettent à l’honneur le diamant.
SVV Rossini - Expert Cécile Simon
Un pendentif Art Nouveau de Lucien Gautrait mis en vente aux enchères

Ce pendentif de Lucien Gautrait illustre la période de l’Art Nouveau dans le domaine de la joaillerie ( 1890 – 1910 ).
En effet, ce mouvement artistique trouva dans le bijou son expression la plus vive.
Les artistes qui créèrent les bijoux Art Nouveau furent formés aux méthodes du XIXème siècle et leur parfaite maîtrise des techniques leur permirent d’expérimenter de nouveaux matériaux et de laisser libre cours à leur imagination.
Ces artistes travaillèrent particulièrement l’émail et jouant sur sa transparence et la gamme chromatique infinie qu’offre ce matériau.
Ils font redécouvrir les pierres fines et décoratives.
D’un point de vue des sujets, ils puisèrent dans la nature leur inspiration.
Ainsi naissent des bijoux très décoratifs, aux lignes courbes et sensuelles.
Lucien Gautrait utilise la technique de l’émail plique à jour et s’inspire de la botanique pour réaliser ce beau pendentif aux lignes sinueuses.
Vente le 28 janvier 2010. SVV Rossini , Paris. Expert Cécile Simon.
Un pendentif signé Vever adjugé 6 805 €

6805 €*, c’est le prix adjugé lors d’une vente aux enchères de bijoux le 8 décembre dernier pour un pendentif serti de diamants signé Vever.
Ce pendentif est représentatif du style « guirlande » des années 1880 – 1920.
Ce style se caractérise par l’élégance du dessin, la finesse du travail et la prédominance du diamant.
L’aspiration pouvait provenir soit de la passementerie, de la nature, de l’art du fer forgé, ou des arts décoratifs. La structure du bijou était toujours la même : lignes fortement affirmées, courbes paraissant tracées au compas, mais gardant grande souplesse, compositions symétriques autour d’un axe vertical nettement privilégié, proportions harmonieuses, rythmes gracieux.
Ce pendentif signé Vever illustre que cette maison de joaillerie continuait, parallèlement à sa production dans un style Art Nouveau, à satisfaire une clientèle aux goûts plus conservateur.
Vendu le 8 décembre 2009. SVV Rossini. Expert Cécile Simon.
* Frais compris
Vente aux enchères d’un diamant de 4,76 ct.

Le 8 décembre 2009, la maison de vente Rossini* proposera aux enchères un diamant taillé en brillant pesant 4,76 ct.
Ses qualités, certifiées par le Laboratoire de la Chambre de Commerce de Paris, sont VVS1 en pureté et K en couleur.
Ce diamant est estimé par Cécile Simon, l’expert de la vente, entre 20 000 et 30 000 €.
Les qualités d’un diamant sont appréciées selon 4 critères : sa pureté, sa couleur, sa taille et son poids ( qui s’exprime en carat ). Le prix du diamant est donc fixé en fonction de ces quatre critères.
Le prix du diamant varie selon un cour international.
* Salle de vente Rossini, 7 rue Drouot, 75009 Paris. Expert Cécile Simon : 01 53 34 55 34 – 04 91 04 16 90.
VENDU 26 736 € (frais compris )
Le bijou Art déco

Un souffle d’audace agite le milieu de la joaillerie dans les années 1925. Une nouvelle esthétique est née, issue des mouvements artistiques de l’époque : le cubisme, le futurisme, le constructivisme Russe et des nouvelles technologies. Les artistes touchés par cette modernité sont Jean Fouquet, Gérard Sandoz, Raymond Templier, Jean Desprès, Suzanne Belperron, René Boivin…
Ils s’inspirent de l’architecture et de la mécanique. Leurs bijoux sont géométriques et volumineux. Ils affectionnent les pierres fines et les pierres durent et se détournent des pierres précieuses.
Le Musée des Arts décoratifs s’est penché sur cette révolution artistique lors d’une exposition organisée au printemps dernier, présentant des pièces exceptionnelles.
Lorsqu’ils sont signés ou provenant d’une collection connue, ces bijoux Art déco peuvent atteindre, en vente publique, des prix records.
Exemples :
Jean Desprès, bracelet en argent, adjugé 3 894 €*, Rossini Svv, Expert Cécile Simon.
Raymond Templier, broche onyx et diamants, adjugée 20 456 €*, Rossini Svv, Expert Cécile Simon.
(*frais compris)
Un bracelet de Jean Desprès adjugé 3 894 €

3 894 € *, c'est le prix adjugé pour un bracelet de Jean Desprès.
Jean Desprès (1889-1980) fait partie du cercle restreint des bijoutiers artistes qui firent figures d'avant gardistes dans les années 1930 et 1940.
La créativité formelle et conceptuelle marque ses bijoux et notamment ses créations s'inspirant du domaine de l'automobile et de l'aéronautique et s'imprégnant du cubisme.
Le bracelet en argent présenté le 5 novembre illustre cet esprit innovant. Ses formes géométriques, ses lignes rudes et rythmées, inspirées de son expérience de dessinateur industriel, conviennent parfaitement à la femme moderne et émancipée de la France d'alors.
Jeudi 5 novembre. Salle de vente Rossini. 7 rue Drouot, 75009 Paris. Cécile Simon expert.
(* frais compris )
Un prix record pour un diamant bleu
Les enchères ont flambé lors de la vente d’un diamant à Genève.
Ainsi un diamant bleu vif de 7,03 ct a été adjugé au mois de mai, 10,5 millions de francs suisses, un prix record pour un diamant bleu.
A l’issue d’une bataille d’enchères au téléphone qui dura plus de 15 minutes entre deux amateurs, le prix obtenu pour ce diamant bleu dépassa toutes les espérances et témoigne de la vitalité du marché pour les pièces exceptionnelles.
Les diamants bleus sont les plus rares après les rouges. Ce diamant a été découvert en 2008 dans la mine de Cullinan en Afrique du Sud, de laquelle sont extraits les plus beaux diamants bleus.
Il bénéficie des plus hautes qualités : « Fancy Vivid Blue » pour sa couleur translucide et « Internaly Flawless » pour son extrême pureté.
Le nouveau propriétaire aura le droit de donner un nom à ce diamant, car telle est la tradition pour un diamant qui n’a jamais été porté !

